Cette semaine met fin à la période de consultation sur le rapport de Liam Donaldson sur la réglementation professionnelle au Royaume-Uni. Les commentaires sur le rapport ne manquent pas (le BMJ de cette semaine en contient d’autres à la p. 965), avec des émotions fortes sur de nombreux sujets. Comment Donaldson devrait-il réagir? À première vue, ses recommandations représentent un énorme défi pour la profession et la fin de l’autoréglementation professionnelle avec la perte de la représentation élue, la suppression du contrôle de l’éducation de premier cycle par le General Medical Council (qui l’exclut effectivement). l’établissement de normes à l’entrée dans la profession), et la mise en place d’un tribunal indépendant pour prendre une décision finale dans des cas sérieux d’aptitude à exercer https://www.suomi-info.net. Les voix soulevées contre les propositions de Donaldson, dont beaucoup dans les réponses rapides du BMJ, décrient une charge civile de la preuve en cas de faute professionnelle et de nommer des affiliés locaux du GMC. Ils demandent qui va payer et combien cela va coûter en termes de temps loin des patients. Ils demandent ce qui arrivera à ceux qui échouent et si un grand nombre de médecins plus âgés prendront une retraite anticipée plutôt que de passer par la validation. Et toutes ces préoccupations sous-tendent la question ultime: les propositions de Donaldson permettront-elles vraiment de mieux soigner les patients? Mais comme l’a dit Mike Pringle lors de la première publication du rapport (BMJ)

2006; 333: 161-2 [PubMed]) il y a beaucoup à admirer dans les recommandations de Donaldson. Il apporte une clarté importante à la distinction entre relicensure et recertification. Ce faisant, il a créé un rôle approprié pour les collèges royaux, dont certains diraient qu’ils ont manqué dans le passé, et que Ian Gilmore, président du Collège royal des médecins, se félicite (p. 969). Donaldson donne également au GMC un coup de pied si nécessaire, en menaçant de retirer une grande partie de son pouvoir. La semaine dernière, Jonathan Gornall a blâmé pour ce qu’il considérait comme une intervention brutale de Donaldson à la porte du GMC, pour son échec à saisir l’initiative à la suite du rapport très critique de Janet Smith (BMJ

2006; 333: 906-11 [PubMed]). A son crédit, le président du GMC, Graham Catto, semble avoir enfin répondu. Catto a surpassé Donaldson sur des propositions pour créer un conseil moins médicalement dominé et, comme Jim Johnson est d’accord (p 966), a fait une solide défense du rôle du GMC dans l’éducation, avec une proposition à trois volets pour superviser les études médicales. Le mandat de changement de Donald Donaldson, même les plus opposés à ses propositions, doivent accepter que la revalidation est désormais inévitable. Mieux encore serait de l’adopter comme faisant partie du professionnalisme médical plutôt que de le menacer. Pour sa part, le médecin-chef doit emmener les médecins du Royaume-Uni au lieu de les aliéner davantage, surtout à un moment où ils ont déjà l’impression que leur professionnalisme est attaqué par une ingérence politique croissante. Pour ce faire, il devra montrer, dans ses recommandations révisées, qu’il a entendu leurs préoccupations.