«Les médecins diagnostiquent correctement la maladie deux fois plus souvent que les contrôleurs de symptômes en ligne», rapporte The Sun.

Une étude américaine a comparé les médecins et une série de vérificateurs de symptômes à l’aide de vignettes cliniques.

Des vignettes cliniques ont été utilisées pendant de nombreuses années pour aider les médecins stagiaires à améliorer leurs compétences diagnostiques. Ils sont essentiellement des puzzles de diagnostic basés sur des rapports de cas réels conçus pour tester la formation et les connaissances cliniques ostéoporose.

Les chercheurs ont fourni 45 vignettes cliniques à plus de 200 médecins. Ils ont trouvé que les médecins étaient deux fois plus susceptibles de diagnostiquer avec précision la première fois par rapport aux applications de vérification des symptômes en ligne.

Mais ces résultats ne sont pas entièrement fiables – les vignettes ne peuvent jamais reproduire complètement le diagnostic réel des patients. Et beaucoup de médecins impliqués étaient encore en formation.

Il est souvent le cas dans le domaine de l’intelligence artificielle que les tâches des ordinateurs trouvent incroyablement facile – comme la multiplication de nombres premiers à 30 chiffres – les humains trouvent incroyablement difficile.

Mais l’inverse est également vrai – des tâches qui sont une seconde nature pour nous, comme comprendre des blagues, les ordinateurs ne peuvent tout simplement pas faire.

Il est possible que le diagnostic repose en partie sur l’intuition, et pas seulement sur une approche algorithmique du traitement de l’information.

Cela dit, l’intelligence artificielle a beaucoup à offrir à la médecine. Par exemple, Google travaille avec le NHS pour mettre au point un logiciel capable de scanner rapidement et précisément les images de radiothérapie.

Les applications peuvent devenir un outil de diagnostic pour les médecins, plutôt que de les remplacer.

D’où vient l’histoire?

L’étude a été réalisée par des chercheurs de la Harvard Medical School. Aucune source de financement n’a été mentionnée dans le document.

Il a été publié dans la JAMA Internal Medicine, revue par des pairs.

Les vérificateurs de symptômes sont des sites Web et des applications qui aident les patients à s’auto-diagnostiquer. Comme ceux-ci deviennent de plus en plus populaires, il est important qu’ils fassent l’objet d’une enquête approfondie et que les résultats soient rendus publics.

Les médias ont bien présenté les faits de l’étude, en rapportant les principales conclusions avec exactitude, bien qu’il n’y ait pas eu de discussion sur les limites de la recherche.

De quel type de recherche s’aggissait-t-il?

Cette étude comparative visait à évaluer la précision diagnostique des médecins et des algorithmes informatiques connus sous le nom de vérificateurs de symptômes.

C’est un moyen utile de faire des comparaisons et de mettre en évidence des domaines pour de futures recherches.

Cependant, le petit échantillon de scénarios évalués ici ne peut pas être représentatif de toutes les différentes combinaisons de signes et de symptômes que les patients peuvent avoir.

Qu’est-ce que la recherche implique?

Les chercheurs ont comparé la précision diagnostique des vérificateurs de symptômes en ligne, avec la précision diagnostique des médecins.

Un total de 45 vignettes ont été utilisées dans l’étude, et inclus 26 conditions communes et 19 inhabituelles.

Les 234 médecins impliqués étaient des médecins hospitaliers spécialisés en médecine générale, plutôt que d’autres spécialités telles que la chirurgie ou la pédiatrie. On leur a demandé de classer les diagnostics pour chaque cas. Chaque vignette a été résolue par au moins 20 médecins.

Les réponses ont été examinées par deux autres médecins, qui ont indépendamment décidé si le diagnostic était correct ou dans les trois premiers diagnostics. Les divergences ont été résolues par un troisième membre de l’équipe de recherche.

La précision de chaque médecin a été comparée à l’exactitude du vérificateur de symptômes pour chacune des vignettes.

Quels ont été les résultats de base?

L’étude a permis de constater que les médecins classaient le diagnostic correct d’abord plus souvent dans toutes les vignettes, comparativement aux vérificateurs de symptômes (72,1% contre 34,0%). Ils ont également reconnu les trois diagnostics les plus fréquents (84,3% vs 51,2%) plus souvent.

Les médecins étaient plus susceptibles de donner le bon diagnostic dans toutes les sévérités de la présentation, ainsi que pour les présentations communes et peu communes.

Comment les chercheurs ont-ils interprété les résultats?

Les chercheurs ont conclu que: «Dans ce que nous croyons être la première comparaison directe de la précision diagnostique, les médecins ont largement surpassé les algorithmes informatiques en termes de précision diagnostique (84,3% contre 51,2% de diagnostic correct dans les trois premiers).

« Malgré la performance supérieure des médecins, ils ont fourni le diagnostic incorrect dans environ 15% des cas, similaire aux estimations antérieures (10% -15%) pour l’erreur de diagnostic du médecin. »

Ils ont ajouté: « Alors que dans ce projet nous avons comparé les performances diagnostiques, les futurs travaux devraient tester si les algorithmes informatiques peuvent augmenter la précision diagnostique du médecin. »

Conclusion

Cette étude visait à évaluer la précision diagnostique des vérificateurs de symptômes en ligne par rapport à l’exactitude des médecins.

Les chercheurs ont constaté que les médecins étaient beaucoup plus susceptibles de diagnostiquer avec précision une condition que les vérificateurs de symptômes.

Cependant, cette recherche a eu quelques limites:

Des vignettes cliniques ont été utilisées pour le diagnostic au lieu de vrais patients, et les vignettes n’incluaient pas l’examen physique ou les résultats des tests.

Les médecins impliqués dans cette étude peuvent ne pas être représentatifs de tous les médecins. L’étude comprenait uniquement des médecins pratiquant la médecine hospitalière, plutôt que de l’ensemble des spécialités médicales et chirurgicales. Beaucoup de médecins étaient encore en formation. Les différents médecins et niveaux de qualification peuvent différer dans la précision du diagnostic.

Les vérificateurs de symptômes ne sont qu’une forme d’outils de diagnostic informatique et d’autres outils peuvent être plus performants.

Les 45 vignettes évaluées ne représentent qu’une petite fraction de toutes les combinaisons possibles de signes et de symptômes que peuvent présenter les adultes ou les enfants.

Cela étant dit, l’utilisation de programmes informatiques peut être utile pour réduire les erreurs de diagnostic – tant que les vérificateurs de symptômes sont précis.

Cette recherche met en évidence la nécessité de travaux futurs pour améliorer la performance de ces programmes.

Il faudra probablement plusieurs années avant qu’une application devienne assez sophistiquée pour remplacer votre GP, mais ces types d’applications pourraient un jour être un outil utile dans un kitbag (virtuel) de médecin.