Aux États-Unis, les estimations indiquent qu’environ 50% des femmes séropositives sont en couple sérodiscordant. Pour prévenir la transmission du VIH, les cliniciens doivent prendre en compte les intentions de reproduction des couples sérodifférents. Les experts conviennent que la thérapie antirétrovirale intégrée (TAR) pour les partenaires séropositifs et la prophylaxie pré-exposition (PrEP) limitée dans le temps pour les partenaires négatifs élimine presque la transmission du VIH.

Une équipe internationale de chercheurs rapporte que la messagerie standardisée est nécessaire pour l’adoption généralisée de mesures appropriées dans les couples sérodiscordants. Ils soulignent que ces informations doivent prendre en compte les motivations et les obstacles des individus lorsqu’ils considèrent le traitement et la prévention du VIH.

Le projet de messagerie standardisé a été mené au Kenya et en Ouganda, mais l’approche et le message s’appliquent globalement. À l’aide des données du projet de démonstration des partenaires, l’équipe de recherche a structuré un projet d’intervention prospective en recrutant 1013 couples sérodiscordants et en offrant des antirétroviraux à des partenaires séropositifs admissibles. La PrEP a été recommandée aux partenaires séronégatifs avant le début du traitement antirétroviral et pendant les 6 mois suivants. Le personnel de counseling a été interviewé individuellement et en groupe afin d’identifier un cadre de communication sur la santé et les messages clés à fournir lors des séances de counseling accompagnant la PrEP et la prestation du TARV.

Les conseillers ont offert de la formation sur la sérodiscordance du VIH, la PrEP, l’initiation du traitement antirétroviral et l’utilisation intégrée, ainsi que sur l’abandon de la PrEP. Les conseillers ont également souligné la nécessité d’un traitement antirétroviral quotidien pour le traitement et la prévention. Ils ont souligné et expliqué l’observance, la suppression virale, la résistance, les effets secondaires et la sécurité des ARV pendant la grossesse.

Le counselling sur la PPrE comprenait des renseignements sur l’administration quotidienne, la poursuite de la PPrE jusqu’à ce que le partenaire séropositif soit complètement adhérent au traitement antirétroviral pendant six mois, l’observance, l’innocuité pendant la conception, les effets secondaires et d’autres risques.

Structuré de cette manière, le counseling a aidé les patients et leurs partenaires à comprendre la PrEP comme un pont vers une utilisation efficace du TAR chez le partenaire séropositif, selon les chercheurs. Il a encouragé les deux partenaires à avoir l’assurance que la suppression virale empêche efficacement le VIH et les a préparés à l’arrêt de la PrEP.

Ce cadre de counseling présente la PrEP limitée dans le temps comme un pont vers la suppression virale guidée par les ARV. Le personnel de counseling peut fournir des messages clés aux couples séro-sérodiscordants pour encourager l’utilisation de la PrEP, et l’importance des stratégies PrEP et ART dans la prévention et le traitement.  

Cette étude apparaît dans le numéro de janvier 2017 du Journal of Acided Immune Deficiency Syndrome.